2025

Parlons des quartiers

populaires, autrement

Ce blog est le résultat du projet “Quartiers en nord”, porté par onze étudiants de l’Ecole de journalisme de Lille.

Pendant un an, nous avons arpenté cinq quartiers populaires du Nord et du Pas-de-Calais, souvent mal, ou sous-médiatisés. Parce qu’il y a d’autres thèmes à traiter que les faits divers, l’insécurité ou le chômage, nous avons fait le choix du terrain.

À Maubeuge, Grande-Synthe, Avion, Outreau ou Auchel, nous avons pris le temps. Nous avons logé sur place, avons noué des relations de confiance avec les habitants. Ils nous ont partagé une partie de leur quotidien et de ses enjeux.

Comment l’emploi industriel porte-t-il les espoirs des jeunes ?

Comment la vieillesse dans les quartiers populaires rime-t-elle avec solitude ?

Comment la destruction de grands ensembles bouleverse-t-elle tout un quartier ?

Pourquoi certains habitants tiennent-ils encore à l’héritage communiste de leur ville, malgré la montée de l’extrême-droite ?

Comment deux quartiers opposés par leur architecture, font-ils face aux mêmes difficultés ?

Dans ces cinq articles long format, ce sont leurs histoires que nous racontons.

Carte réalisée par Justine Grollier et Théo Guimier

Journalistes en formation : Romane Calvet et Vincent Brunet à Auchel ; Antonin Barles et Emile Terrien à Avion ; Titouan Mignot et Victor Girerd à Grande-Synthe ; Emilia Spada et Gabrielle Fromont à Maubeuge ; Aïssata Maïga, Laure Morineau et Théo Guimier à Outreau.

Encadrés par Stéphanie Maurice.

Nos articles


  • Auchel : c’était mieux hier, ça ira mieux demain

    Auchel : c’était mieux hier, ça ira mieux demain

    Auchel, en bordure du bassin minier du Pas-de-Calais, est une ville en archipel : chaque quartier vit de son côté. La Cité du 3 et celle des Provinces l’illustrent :  corons contre tours, brique contre béton. L’une est l’héritière de l’architecture minière, l’autre, un témoin de l’urbanisme des années 60. Pourtant, leurs habitants partagent un même sentiment : l’abandon. Les Auchellois ne sont pas tendres avec leur ville. Chacun y va de son surnom, « Auchel-les-cassos », « poussette-land », « ville morte ».  Auchel, c’est le bassin minier. C’est 11 000 habitants et un taux de pauvreté moyen de 30%.…

  • Promesses en dur, ennuis en béton

    Promesses en dur, ennuis en béton

    À Maubeuge, les Provinces Françaises sont bousculées par un projet de renouvellement urbain massif. Les habitants tentent de suivre le rythme de travaux, dans ce quartier promis à une « renaissance ». Dans ces grands ensembles des années 50, les différentes voix peinent à s’élever dans le fracas des marteaux. « C’est du sport ! ». Une jeune maman, avec dans les bras son enfant en bas âge et un lourd sac de course, se faufile sous l’échafaudage qui entrave l’accès au bâtiment Flandres. Depuis deux ans déjà, le quartier des Provinces françaises, coincé entre la rivière de la Sambre…

  • Les veuves d’Outreau

    Les veuves d’Outreau

    Ancienne cité HLM ouvrière, la résidence Beethoven fatigue. Ses habitants ne se renouvellent pas, par manque de perspectives d’emploi. Entre ses murs, n’y demeurent plus que les épouses des travailleurs décédés, qui vieillissent en silence.

  • « Avion, la belle, la rebelle » : le bastion communiste cherche la flamme

    « Avion, la belle, la rebelle » : le bastion communiste cherche la flamme

    Ville communiste la plus peuplée au nord de l’Île-de-France, Avion, dans le Pas-de-Calais, résiste tant bien que mal à la montée de l’extrême droite. Dans des quartiers populaires marqués par l’histoire minière, les habitants restent attachés à leur héritage politique. 30 juin 2024, premier tour des élections législatives. C’est la douche froide pour les militants communistes d’Avion. Le député du Parti communiste français (PCF) sortant Jean-Marc Tellier, maire de la ville de 2009 à 2023, perd son siège. Son bourreau ? Bruno Clavet, candidat du Rassemblement national (RN). L’ex-mannequin est élu dès le premier tour, avec 52% des voix. À…

  • À l’Albeck, une industrie en fin de chaîne

    À l’Albeck, une industrie en fin de chaîne

    Dans ce quartier populaire de Grande-Synthe, foyer historique de la sidérurgie, les usines  n’attirent plus les jeunes. Les séduire devient un véritable défi pour les entreprises du secteur : 20 000 emplois devraient être créés dans le Dunkerquois d’ici 2030.  « Quel métier voulez-vous faire plus tard ? ». Kenny Buxman est venu présenter Verkor, la start-up française de batteries électriques en vogue, avec sa première gigafactory qui sort déjà de terre à Bourbourg, près de Dunkerque. Mais le chargé de recrutement, parle dans le vide. En face de lui, les élèves de 3e du collège René-Bonpain de Grande-Synthe rêvent…